Acheter une voiture neuve coûte un peu plus cher à partir de cette année. Le malus écologique se déclenche désormais plus tôt, et un nouveau malus au poids vient s’ajouter pour les véhicules les plus lourds. Décryptage de ce qui change concrètement pour les acheteurs.
Un seuil de déclenchement abaissé
Depuis le 1er janvier 2026, la taxe sur les émissions de CO2 se déclenche dès 108 grammes de CO2 par kilomètre en norme WLTP, contre 113 g/km l’année précédente. Concrètement, davantage de modèles passent sous le coup du malus, y compris certaines citadines essence ou hybrides non rechargeables qui y échappaient encore récemment. Le premier palier coûte une cinquantaine d’euros, mais la facture grimpe vite : elle peut atteindre 80 000 euros pour les véhicules les plus émetteurs, à partir de 192 g/km.
Le malus au poids, une seconde taxe qui s’ajoute
Au malus CO2 s’ajoute désormais un malus au poids, qui s’applique aux véhicules à partir de 1 500 kg en ordre de marche. Le barème est progressif et peut représenter jusqu’à 30 euros par kilo supplémentaire au-delà de ce seuil. Les deux taxes se cumulent et ne se paient qu’une seule fois, au moment de la première immatriculation en France. Les familles nombreuses et les véhicules utilitaires bénéficient toutefois d’abattements spécifiques selon le nombre d’enfants à charge ou l’usage professionnel du véhicule.
Pour les acheteurs hésitant entre plusieurs motorisations, le calcul mérite d’être fait en amont : un SUV hybride rechargeable peut par exemple cumuler les deux malus s’il dépasse à la fois le seuil de CO2 et celui du poids, notamment à cause du poids des batteries.
L’électrique toujours épaulé
Le marché continue sa bascule : les ventes de voitures neuves hybrides et électriques sont désormais proches en France, avec des parts de marché quasi équivalentes, dans un contexte de prix des carburants élevés. Une évolution qui prolonge la tendance déjà observée avec le basculement du marché européen vers l’électrique, et que des dispositifs comme le leasing social ont largement contribué à accélérer. Une aide complémentaire, financée par les certificats d’économies d’énergie, reste par ailleurs disponible jusqu’en décembre 2026 pour l’achat ou la location d’un véhicule électrique d’occasion.
D’autres changements à surveiller
Côté sécurité routière, dépasser la limitation de vitesse autorisée de plus de 50 km/h constitue désormais un délit pénal, passible d’amende, voire de confiscation du véhicule. Au contrôle technique, un véhicule équipé d’un airbag défectueux non remplacé peut également être immobilisé. Avant de signer, mieux vaut donc vérifier le profil fiscal exact du modèle visé, et ne pas hésiter à comparer les offres d’assurance, le poids et la puissance du véhicule influençant aussi la prime.
Questions fréquentes
À partir de quel niveau d’émissions le malus écologique s’applique-t-il ?
Le malus se déclenche dès 108 g/km de CO2 en norme WLTP, contre 113 g/km en 2025. Le montant augmente ensuite progressivement jusqu’à un plafond de 80 000 euros pour les véhicules les plus émetteurs.
Le malus au poids concerne-t-il tous les véhicules ?
Non, il ne s’applique qu’aux véhicules dont le poids en ordre de marche dépasse 1 500 kg, avec un barème progressif pouvant aller jusqu’à 30 euros par kilo supplémentaire. Des exonérations existent notamment pour les familles nombreuses.
Peut-on cumuler le malus CO2 et le malus au poids ?
Oui, les deux taxes peuvent s’additionner pour un même véhicule si celui-ci dépasse à la fois le seuil d’émissions et celui du poids. Elles ne sont toutefois dues qu’une seule fois, lors de la première immatriculation en France.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale