Un Français sur quatre donne aujourd’hui de son temps à une association, selon la dernière étude de référence sur le sujet. Mais derrière ce chiffre stable se cache une transformation profonde du bénévolat associatif : de nouvelles générations s’y engagent massivement, tandis que l’État vient de desserrer un peu plus l’étau financier qui pèse sur les structures.
25 % des Français engagés, un chiffre en légère hausse
Publiée par Recherches & Solidarités dans le cadre de l’étude « La France bénévole », 21ᵉ édition réalisée avec le soutien de la Djepva et de la Maif, l’enquête confirme qu’environ 25 % des Français s’engagent bénévolement dans une association, soit entre 13 et 13,5 millions de personnes. C’est deux points de plus qu’en 2010. Parmi eux, 10 millions de bénévoles s’investissent de façon régulière, au moins une fois par mois.
À l’échelle du secteur, la France compte environ 1,5 million d’associations actives, qui emploient 1,8 million de salariés et pèseraient jusqu’à 3,5 % du PIB national selon les estimations du secteur — un poids économique souvent sous-estimé pour un monde perçu comme purement désintéressé.
Le vrai bouleversement : l’arrivée massive des jeunes
La donnée la plus frappante de l’étude concerne le renouvellement générationnel. La part des 15-24 ans parmi les bénévoles est passée de 16 % en 2010 à 24 % aujourd’hui, et celle des 25-34 ans de 15 % à 27 % sur la même période. Près d’un jeune de 15 à 24 ans sur quatre donne désormais de son temps à une cause associative, loin de l’image d’un bénévolat réservé aux retraités.
Cette nouvelle génération n’a toutefois pas les mêmes habitudes que ses aînés. L’engagement hebdomadaire recule légèrement, passé de 12,5 % à 10 % des bénévoles, au profit d’un engagement plus ponctuel : on donne du temps pour un événement, un projet précis ou une mission courte, plutôt que pour de longues années au sein du même bureau associatif. Le sport reste le premier terrain d’engagement (24 % des bénévoles), devant la culture et les loisirs (19 %), l’action sociale et la santé (15 %) et l’éducation (12 %).
Un coup de pouce fiscal pour les associations les plus fragiles
Ce renouveau de l’engagement intervient alors que le financement du secteur reste tendu. Le projet de loi de finances 2026 prévoit de porter de 1 000 à 2 000 euros le plafond des dons ouvrant droit à la réduction d’impôt majorée de 75 %, le dispositif dit « Coluche ». Sont concernées les associations qui fournissent des repas, un hébergement ou des soins médicaux à des personnes en difficulté, ainsi que celles qui viennent en aide aux victimes de violences conjugales.
Concrètement, un couple pourra désormais défiscaliser jusqu’à 1 500 euros de dons à taux majoré (au lieu de 750 euros), à un moment où ces associations font face à une stagnation des dons couplée à la hausse de leurs coûts de fonctionnement depuis la période inflationniste. La mesure s’appliquerait dès les dons versés en fin d’année 2025.
Ce que cela change concrètement
- Pour un particulier : donner un peu plus permet, jusqu’à 2 000 €, de bénéficier du taux de déduction le plus avantageux du code des impôts
- Pour une association : anticiper une éventuelle hausse des dons de fin d’année liée à ce relèvement de plafond
- Pour un jeune souhaitant s’engager : privilégier les missions ponctuelles proposées par de nombreuses structures, plutôt qu’un engagement de long terme parfois perçu comme un frein
Ce double mouvement — plus de bénévoles, en particulier chez les jeunes, et un cadre fiscal légèrement plus favorable aux dons — dessine un secteur associatif qui se réinvente sans perdre son poids dans la société française.
Questions fréquentes
Combien de Français font aujourd’hui du bénévolat ?
Environ 25 % des Français, soit entre 13 et 13,5 millions de personnes, s’engagent bénévolement dans au moins une association, selon l’étude « La France bénévole 2026 » de Recherches & Solidarités.
Le plafond de dons à 2 000 euros s’applique-t-il à toutes les associations ?
Non, la réduction d’impôt majorée à 75 % concerne spécifiquement les organismes d’aide aux personnes en difficulté (repas, hébergement, soins) et aux victimes de violences conjugales, dans le cadre du dispositif dit « Coluche ».
Pourquoi les jeunes s’engagent-ils davantage aujourd’hui ?
L’étude constate une hausse continue de la part des 15-34 ans parmi les bénévoles depuis 2010, avec une préférence marquée pour des missions ponctuelles et concrètes plutôt que pour un engagement de long terme dans une structure.
Sources
associations.gouv.fr — PLF 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale