Illustration generee par IA de personnes de tous ages pratiquant une activite sportive en exterieur, ne represente pas une scene reelle

Sport en France : la pratique atteint un niveau record, mais les inégalités sociales persistent

La pratique sportive en France atteint un niveau jamais mesuré jusqu’ici. Selon le baromètre national des pratiques sportives 2025 de l’Injep, publié début 2026, 61 % des Français de 15 ans et plus déclarent une activité physique régulière, soit sept points de plus qu’en 2018. Un signal fort, porté notamment par l’élan laissé par les Jeux olympiques et paralympiques de Paris. Mais derrière cette moyenne nationale flatteuse, d’autres données publiées la même année racontent une histoire plus nuancée : celle d’un sport qui progresse globalement sans combler, pour l’instant, les écarts entre catégories sociales.

Un record confirmé par deux enquêtes indépendantes

Le chiffre de l’Injep n’est pas isolé. Mené auprès de plus de 4 000 personnes entre juin et juillet 2025, le baromètre confirme une hausse continue de la pratique régulière depuis 2018. En y ajoutant les pratiques occasionnelles, le taux grimpe à 72 % sur douze mois. De son côté, le baromètre Sport-Santé de la FFEPGV, réalisé avec Ipsos BVA, retient une définition plus large de l’activité physique et aboutit lui aussi à un niveau inédit, hors périodes de confinement. Les deux enquêtes, bien que construites différemment, convergent sur un même constat : la marche et la course à pied restent les activités les plus pratiquées, citées chaque semaine par 32 % des Français contre 25 % en 2018.

Ce que montre l’Eurobaromètre sur les écarts sociaux

L’édition 2026 de l’Eurobaromètre européen sur le sport et l’activité physique, menée par la Commission européenne auprès de plus de 1 000 personnes en France entre avril et mai 2026, apporte un éclairage complémentaire. Elle confirme la baisse de la sédentarité totale : la part des Français qui ne pratiquent jamais de sport ou d’exercice physique est passée de 45 % à 36 % en quatre ans. Mais l’enquête met aussi en évidence des écarts sociaux marqués qui résistent à la tendance générale :

  • 18 % des cadres déclarent ne jamais faire de sport, contre 37 % des ouvriers et 54 % des retraités ;
  • l’écart de pratique régulière entre cadres et ouvriers atteint environ 24 points ;
  • 67 % des personnes au foyer ne pratiquent jamais, contre 33 % des hommes et 38 % des femmes toutes catégories confondues ;
  • l’aménagement des quartiers pour la marche, le vélo ou les déplacements en fauteuil est jugé moins favorable en France que dans la moyenne de l’Union européenne.

Pourquoi cet écart ne se résorbe pas de lui-même

Plusieurs facteurs expliquent cette persistance. Le temps disponible, le coût de l’équipement ou de l’adhésion à un club, la proximité d’infrastructures adaptées et l’aménagement urbain jouent un rôle déterminant dans la capacité à transformer une bonne intention en pratique régulière. L’Eurobaromètre souligne d’ailleurs que l’appartenance à un club reste un trait distinctif de la pratique sportive française, un mode d’accès qui suppose un minimum de moyens, de temps libre et de mobilité. Pour les familles comme pour les retraités aux revenus modestes, l’activité physique quotidienne liée aux déplacements ou aux loisirs pèse donc davantage que la pratique encadrée en club.

Ce que cela signifie concrètement

Le record de pratique sportive en France est donc réel, mais il profite d’abord à ceux qui disposaient déjà des meilleures conditions pour bouger. Pour les collectivités comme pour les ménages, l’enjeu des prochaines années se situe moins dans la poursuite de la moyenne nationale que dans la réduction des écarts entre catégories sociales, entre générations et entre quartiers. Cela passe notamment par des équipements de proximité accessibles, des créneaux adaptés aux horaires de travail et une meilleure prise en compte du sport dans l’organisation du quotidien des familles les plus contraintes en temps. Le lien entre activité physique et bien-être au quotidien est par ailleurs de mieux en mieux documenté, ce qui renforce l’intérêt d’agir sur ces inégalités. Pour les parents, encourager une pratique régulière dès l’enfance reste l’un des leviers les plus efficaces pour installer des habitudes durables.

Questions fréquentes

Quel pourcentage de Français pratique un sport régulièrement en 2026 ?

Selon le baromètre Injep publié début 2026, 61 % des Français de 15 ans et plus déclarent une pratique sportive régulière, contre 54 % en 2018. En intégrant les pratiques occasionnelles sur douze mois, ce taux atteint 72 %.

Les inégalités sociales dans le sport se réduisent-elles ?

Non, pas encore significativement. L’Eurobaromètre 2026 montre un écart d’environ 24 points de pratique régulière entre cadres et ouvriers, et des taux de sédentarité très élevés chez les retraités et les personnes au foyer.

Quelles activités sportives sont les plus pratiquées en France ?

La marche et la course à pied dominent largement, pratiquées chaque semaine par 32 % des Français en 2025, contre 25 % en 2018, selon le baromètre national des pratiques sportives.

Sources

Baromètre national des pratiques sportives 2025 (Injep/Credoc)
Eurobaromètre sport et activité physique 2026 : écarts sociaux marqués
Ministère des Sports — actualités

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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